organisation et encadrement de randonnées botaniques et naturalistes dans les HAutes-Alpes et en Provence
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 © Franck Le Driant - 2007

Des randonnées botaniques pour mieux connaître et respecter la nature


Respecter l'environnement

La nature est fragile et doit être respectée plus que tout. Cette même nature qui nous a permis de devenir ce que nous sommes après des millions d’années d’évolution est de plus en plus menacée et dégradée. Aussi nous nous devons de prendre un maximum de précaution afin d’éviter de dégrader des écosystèmes souvent déjà trop fragilisés.

Pour des besoins pédagogiques, nous pourrons cueillir des parties de plantes (fleurs, feuilles, fruits) afin de les observer plus précisément, mais cette cueillette se fera en respect total avec le cadre législatif et ne devra pas mettre en danger la survie de la plante ou de la population dans laquelle elle vit. Par exemple, nous ne prélèverons pas de parties souterraines (bulbes, racines, rhizomes…), ou ne prélèverons pas de parties sur une plante isolée.

Si les herbiers sont des outils scientifiques d’une importance capitale pour la botanique, il existe maintenant des outils bien moins destructifs permettant à l’amateur de nature de conserver une trace de ses rencontres végétales. La photographie est un outils abordable et pratique qui remplacera avantageusement la cueillette, surtout depuis l’avènement de la photo numérique, bon nombre d’appareil compacts étant pourvu de fonctionnalité de photo macro très appréciables en botanique.

La gentiane pneumonanthe souffre énormement de la destruction de son cadre de vie
La gentiane pneumonanthe souffre énormement de la destruction de son cadre de vie

Respecter la loi et règlementations locales

Le génépi, plante trop souvent mal connue, confondue et détruite.
Le génépi, plante trop souvent mal connue, confondue et détruite.

En tant que rédacteur et photographe de l’Atlas des Plantes Rares ou Protégées des Hautes-Alpes, je connais très bien le cadre législatif protégeant ou réglementant la cueillette de certaines espèces végétales. Nous veillerons donc à respecter scrupuleusement les textes de loi afin de ne pas endommager ou détruire des espèces végétales protégées, souvent très rares.

A certaines zones géographiques sont également attachées des réglementations particulières (Parcs Nationaux ou Régionaux, réserves Biologiques, Arrêté de Biotope…) que nous respecterons également scrupuleusement.


Respecter l’homme et ses pratiques

L’homme est présent dans les milieux naturels par ses pratiques agricoles ou pastorales. Nous nous efforcerons d’occasionner le moins de gêne possible sur ces pratiques au travers d’actions simples comme par exemple de ne pas traverser les troupeaux, ou de ne pas piétiner les prairies de fauche.


La Benoîte de Céuse : emblématique à plus d’un titre.

La Benoîte à fruits différents, alias Benoîte de Céüse (Geum heterocarpum).
La Benoîte à fruits différents, alias Benoîte de Céüse (Geum heterocarpum).

Cette plante, Geum heterocarpum pour les connaisseurs, est à la foi emblématique de ce qu’est une espèce très rare et de ce que peut occasionner la cueillette, même à but scientifique.

Pour ce qui est de la rareté, elle n’est connue en France que de quelques mètres carrés sur la montagne de Céuse. Pour en retrouver en Europe, il faudra ensuite se rendre en Espagne où elle n’est pas plus fréquente, puis en Turquie.

Comme tout ce qui est très rare, cette plante a attiré les convoitises, et en l’occurrence pour cette plante, ce sont les botanistes qui ont été les plus dangereux. De très nombreux spécimens ont en effet été prélevés depuis sa découverte par Baptiste Blanc en 1853, à un tel point que la plante à failli disparaître complètement et qu’il y a maintenant plus de plantes en herbier que dans la nature. A.Faure signalait en 1927 qu’il ne subsistait « qu’une douzaine de plantes réunies sur un espace de 2 m² environ ». Il est à noter que dans ce cas, le botaniste est bien plus dangereux que le plus affamé des troupeaux d’herbivores puisqu’il sélectionne uniquement les plantes rares …. Heureusement, des mesures de protection mises en place par l’ONF ont permis de voir les populations de cette plante s’accroître notablement.


La Barule : Bureau des Accompagnateurs en Montagne du Buëch
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