Randonnées naturalistes, observation de la faune sauvage
Les Hautes-Alpes, un département très
riche.
La traditionnelle
et si sympatique marmotte devant son trou
Le département
des Hautes-Alpes nous offre une faune très riche et variée.
L’observation des animaux sauvages y est grandement facilitée
par la diversité des milieux naturels que l’on
peu rencontrer : zones montagneuses, grandes forêts, nombreuses
zones humides, bords de rivières… La faible urbanisation
du département et la présence de secteurs protégés,
comme par exemple le Parc National des Ecrins ou le Parc Régional
du Queyras participent également à multiplier
les chances de rencontrer la faune sauvage.
Une femelle
Bec croisé des Sapins
Des rencontres au détour du chemin.
Les randonnées
dans les Hautes-Alpes sont presque toujours l’occasion
de faire des rencontres faunistiques intéressantes.
Dans les zones montagneuses, il serait étonnant de
ne pas croiser un chamois au détour d’un éboulis
ou une marmotte qui fait le guet devant son trou . Parfois
c’est une hermine bien curieuse qui sera intriguée
par notre présence et qui viendra fureter autour de
nous… Et si ce n’est pas au sol, c’est dans
les airs que les rencontres peuvent se faire : sa majesté
l’aigle royal décrivant de grands cercles, un
groupe de vautours experts en vol plané ou une bande
de Bec-croisé des sapins occupés à mettre
à mal tous les cônes d’un mélèze…
Mais les rencontres faunistiques, ce sont aussi celles qui
nous permettent de faire la connaissance d’une multitude
de petits animaux moins connus peut être mais tout aussi
intéressants et curieux : un petit crapaud sonneur
à ventre jaune dans le fond d’une ornière,
une salamandre dans la mousse humide, une grenouille rousse
au bord d’un ruisseau…
Une hermine
en tenue d'été
L’observation des traces de vie
Trace de nourissement
de castor dans la zone qu'il a inondée avec son
barrage
L’observation
de la faune, c’est également la recherche des
traces de vie. Nos forêts sont pleines de marques qui
ne demandent qu’à être interprétées
: traces de nourrissage, empreintes dans la terre ou la neige,
terriers et nids, crottes… Rien de plus passionnant
que de tomber sur une empreinte et d’essayer de déterminer
quel est l’animal qui l’a laissée, de l’écureuil
au sanglier en passant par le blaireau, la diversité
des formes de traces est très grande. Si certaines
sont discrètes, celles des castors par exemple sont
énormes. Ces constructeurs en herbe abattent des arbres
massifs , creusent des canaux, construisent des barrages…
Les "incontournables"
: bouquetins, mouflons et autres bêtes à cornes…
Un beau mâle
bouquetin
Les Hautes-Alpes
comptent de très belles populations de bouquetins et
de mouflons. Ces deux espèces animales emblématiques
y ont été réintroduites dans les dernières
décennies après avoir fait l’objet d’une
chasse excessive qui avait conduit à leur extinction
totale. Les bouquetins peuvent être observés
facilement au printemps lorsqu’ils sont encore assez
bas en vallée, puis il faut crapahuter beaucoup plus
haut en altitude pour les rencontrer en été.
Le début de l’hiver est également un moment
de prédilection pour observer les combats entre mâles
lors du rute. Le mouflon est un animal plus difficile à
observer, car assez craintif. L’importance de certaines
de ces populations, notamment dans les environs de Gap, facilite
toutefois grandement les rencontres.
Pour ce qui est du chamois, il est omniprésent dans
le département. Les zones rocheuses et les éboulis
qui ne comptent pas leur groupe de chamois sont assez rares.
Même à basse altitude, cet animal est de plus
en plus présent, notamment dans les forêts de
chêne du Buëch.
Le brame du Cerf en septembre
et octobre
Un cerf sous
le pic de Bure
Introduit
en 1960 dans le Bochaine, les cerfs et biches sont maintenant
très nombreux dans ces grandes forêts de hêtre
et de sapin. Des onze géniteurs réintroduits
sont nées de nombreuses générations et
les derniers comptages font état de plus mille cerfs
et biches. Ce grand nombre d’animaux fait que la période
du brame (fin septembre / début octobre) est particulièrement
spectaculaire dans les forêts du Bochaine, du Buëch
et des portes du Dévoluy. La nuit, les mâles
rivalisent de hurlements rauques et se battent autour des
clairières, facilitant ainsi leur observation. Un moment
exceptionnel qui surprend toujours…
L'observation et l'écoute du brame se fait le soir.
Le départ est donné vers 16 ou 17 heures, la
balade s'achevant en début de nuit.
D'autres photos de faune des
Hautes-Alpes sur FloreAlpes.com
Une salamandre
dans un sous bois humide
Pour visualiser
plus de photos de la faune des Hautes-Alpes, vous pouvez visiter
mon autre site internet : http://www.florealpes.com.
Vous pourrez y trouver des photos de batraciens, d'insectes,
de papillons, de chamois, d'oiseaux ..... en plus de très
nombreuses photos sur la flore des Hautes-Alpes, de montagne
et de Provence.